Et si certaines des méthodes que vous avez découvertes dans l’animation pouvaient trouver leur place dans vos formations professionnelles ?
Les formations BAFA, mais plus largement les pratiques de l’animation et de l’éducation populaire, mobilisent régulièrement des méthodes pédagogiques qui permettent de faire participer, réfléchir, expérimenter et coopérer les participants.
Certaines de ces méthodes sont parfaitement transposables à la formation professionnelle.
Mais attention : il ne s’agit pas de copier-coller une animation BAFA en entreprise.
L’enjeu est plutôt de comprendre ce que la méthode permet de faire vivre aux participants, puis de l’adapter à son objectif de formation, à son public et à son contexte.
Voici 5 méthodes que vous pouvez notamment réinvestir.
Le World Café permet aux participants de réfléchir autour d’une question en petits groupes, puis de changer de table afin de poursuivre la réflexion avec d’autres participants.
L’objectif est de faire circuler les idées et de permettre à chacun d’enrichir sa réflexion grâce aux contributions des autres.
Son intérêt est de faire circuler les points de vue plutôt que de laisser la réflexion enfermée dans un seul groupe.
Une affirmation est proposée aux participants. Chacun se positionne physiquement en fonction de son accord ou de son désaccord, puis est invité à expliquer son choix.
Le débat peut ensuite faire évoluer les positions : on peut changer de côté après avoir entendu les arguments des autres.
Son intérêt : rendre visibles des représentations qui restent parfois implicites.
Le principe est simple : plusieurs propositions sont disposées dans différents coins de la salle. Les participants doivent choisir celle qui correspond le mieux à leur réponse, leur stratégie ou leur réaction face à une situation donnée.
Ils doivent ensuite expliquer leur choix.
Son intérêt : ne pas seulement demander « qu’en pensez-vous ? », mais obliger chacun à se positionner et à expliciter son raisonnement.
Certaines situations professionnelles sont difficiles à travailler uniquement à partir d’explications théoriques.
Alors pourquoi ne pas les jouer ?
Les participants peuvent expérimenter une situation, tandis que les autres observent. Le groupe revient ensuite sur ce qui s’est passé : les comportements adoptés, les difficultés rencontrées, les réactions provoquées et les alternatives possibles.
Son intérêt : passer de « je sais ce qu’il faudrait faire » à « j’expérimente ce que cela produit lorsque je le fais ».
Dans cette méthode, les participants travaillent en petits groupes sur des contenus différents.
Ils doivent ensuite transmettre ce qu’ils ont appris à d’autres participants, par l’intermédiaire d’un ou plusieurs « ambassadeurs ».
Cette méthode donne aux apprenants un rôle actif dans la transmission des connaissances.
Son intérêt : pour transmettre quelque chose à quelqu’un d’autre, il faut d’abord l’avoir suffisamment compris pour pouvoir l’expliquer.
Le fait qu’une méthode soit participative ne garantit pas qu’elle soit pédagogiquement efficace :
La question n’est donc pas seulement :
« Quelle méthode pourrais-je utiliser ? »
Mais plutôt :
« Qu’est-ce que je veux que mes participants vivent, comprennent ou soient capables de faire à l’issue de cette activité ? »
La pertinence d’une méthode dépend notamment de l’objectif pédagogique, de la consigne, du contexte, du public, de la posture du formateur et du débriefing.
C’est cette réflexion qui permet de passer d’une simple activité participative à une véritable situation d’apprentissage.
C’est aussi l’une des dimensions qui m’intéressent tout particulièrement dans la ludopédagogie.
Elle ne consiste pas simplement à mettre du jeu dans une formation. Il s’agit de concevoir des expériences qui permettent aux participants de réfléchir, d’expérimenter, de se confronter à une situation, de coopérer, de prendre du recul et, finalement, d’apprendre.
Et pour cela, il n’est pas toujours nécessaire d’aller chercher des méthodes complexes ou de nouveaux outils. Certaines pratiques existent déjà dans l’animation, l’éducation populaire ou le sport.
L’enjeu est de savoir identifier ce qu’elles permettent de produire, puis de les adapter à un nouvel objectif et à un nouveau contexte.
C’est finalement une autre manière de regarder son expérience de terrain : ne plus seulement se demander « qu’est-ce que je fais ? », mais « qu’est-ce que cette pratique permet de faire apprendre ? »
Avec ces 5 activités, vous avez maintenant des outils pour rendre vos apprenants autonomes durant vos formations. Si vous vous posez encore des questions sur comment développer encore plus cette autonomie auprès de vos apprenants, vous pouvez :
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