5 modalités pédagogiques pour développer l'autonomie de vos apprenants

5 activités pour développer l'autonomie de vos apprenants

Une formation efficace ne devrait pas seulement apprendre aux participants quoi faire. Elle devrait leur permettre de savoir quoi faire lorsque le formateur n’est plus là. Développer l’autonomie des apprenants implique donc de dépasser la simple transmission de connaissances et de créer des situations dans lesquelles ils peuvent analyser, expérimenter, décider, se tromper et construire leurs propres réponses. C’est tout l’intérêt des méthodes pédagogiques actives.

Dans cet article, découvrez 5 modalités pédagogiques facilement intégrables dans une formation pour favoriser l’autonomie et développer la capacité d’agir des participants.

1 –L'étude de cas : apprendre à analyser avant d'agir

L’étude de cas place les apprenants face à une situation professionnelle réelle ou réaliste. Plutôt que de leur donner directement la bonne réponse, on leur demande d’analyser la situation, d’identifier les enjeux, de faire des choix et de justifier leurs décisions.

Pourquoi utiliser l’étude de cas ?

Elle permet notamment de développer :

  • l’analyse de situations professionnelles ;
  • la prise de décision ;
  • l’argumentation ;
  • la capacité à mobiliser des connaissances dans un contexte concret.

Exemple :
Dans une formation destinée à des responsables d’équipe, proposer une situation de conflit entre deux collaborateurs et demander aux participants de construire une stratégie d’intervention.

2 – La mise en situation : passer du savoir à l'action

Connaître une méthodologie ne signifie pas nécessairement savoir la mettre en application. La mise en situation permet aux apprenants d’expérimenter directement une compétence. Ils peuvent agir, observer les conséquences de leurs choix, recevoir des retours et recommencer.

C’est particulièrement intéressant pour travailler  dès que vous avez des compétences à développer.

L’objectif n’est donc plus seulement :

« Est-ce que vous savez quoi faire ? »

Mais :

« Qu’êtes-vous capable de le faire dans une situation réelle ? »

Exemples : 

  • la gestion de conflit ;
  • l’animation de réunion ;
  • l’entretien professionnel ;
  • la création d’un livrable ;
  • la création d’un visuel ;

3 – Le problème à résoudre : trouver ses propres solutions

Ici, le formateur fournit :un objectif + des ressources + des contraintes. Il ne fournit pas nécessairement la méthode. Les apprenants doivent déterminer eux-mêmes comment atteindre l’objectif. Cette modalité est particulièrement intéressante pour développer :

  • la créativité ;
  • la prise d’initiative ;
  • l’autonomie ;
  • la coopération ;
  • la capacité à résoudre des problèmes.

Elle reproduit également une caractéristique essentielle de la vie professionnelle : on ne dispose pas toujours d’un mode d’emploi lorsqu’un problème survient.

4 – Le projet de groupe : Faire concevoir les solutions par les apprenants

Pourquoi toujours donner aux participants un outil déjà terminé ? On peut parfois leur demander de le concevoir eux-mêmes. Les participants doivent alors réfléchir à l’objectif, au public, aux consignes, aux ressources, aux contraintes et aux modalités d’évaluation.

Cette approche permet de passer de : consommateur de méthodes → concepteur de solutions.

Par exemple :

« Vous devez créer une activité de 20 minutes permettant de travailler cette compétence avec votre public. »

C’est notamment un excellent terrain pour utiliser la ludopédagogie.

5 – L'analyse de pratiques : apprendre de l'expérience

L’analyse de pratiques part de situations réellement vécues par les participants. Une personne expose une situation professionnelle.

Le groupe questionne, analyse, confronte les points de vue et explore différentes possibilités d’action.L’objectif n’est pas de trouver la bonne réponse. Il s’agit plutôt d’élargir le répertoire de réponses possibles.

Cette approche permet de transformer l’expérience professionnelle en ressource d’apprentissage.

En conclusion

Ces modalités développent l’autonomie de l’apprenant, car elles déplacent progressivement la responsabilité de l’apprentissage vers l’apprenant. Le formateur ne disparaît pas, son rôle évolue. Il ne transmet plus uniquement des réponses. Il crée les conditions permettant aux participants de :

  • réfléchir ;
  • expérimenter ;
  • décider ;
  • collaborer ;
  • analyser leurs erreurs ;
  • construire leurs propres stratégies.

L’autonomie ne consiste donc pas à laisser les apprenants se débrouiller seuls. Elle consiste à leur donner progressivement le pouvoir et les ressources nécessaires pour agir par eux-mêmes.

Et pour aller encore plus loin ...

Avec ces 5 activités, vous avez maintenant des outils pour rendre vos apprenants autonomes durant vos formations. Si vous vous posez encore des questions sur comment développer encore plus cette autonomie auprès de vos apprenants, vous pouvez :

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